Mes 3 premiers mois de grossesse… des larmes et beaucoup de stress

Tu es enceinte?  Félicitations!

On ne pourrait pas être plus heureux! Une nouvelle étape pour notre couple, on est comblé! Je suis super contente, ça va à merveille jusqu’à présent! Oui, mon chum est trop content…. blablabla! Que des phrases prémâchées que l’on répète sans cesses! Pour ma part, les 3 premiers mois de ma grossesse n’ont rien eu du conte de fées que je m’étais imaginé.

Il y a quelques mois, nous avons pris la décision d’avoir un enfant. Jusque-là tout va bien, je ne me suis pas mise à capoter avec ça ni à arrêter de sortir et de boire pour autant. Puis, 2 mois plus tard, ça y est le test de grossesse est positif! Même si c’était un événement prévu, ça fait un choc! Déjà? C’est allé vite! Qu’est-ce qu’on doit faire? Est-ce qu’on est vraiment prêt? Toutes ces questions se sont bousculées dans ma tête et dans celle de mon chum. Mais jusque-là, on vit quand même sur un petit nuage, tout le monde est heureux d’apprendre la nouvelle et on est bombardé d’amour et de félicitations. Puis, il y a la phase de l’adaptation. En tant que maman, je dois cesser de boire, je suis sans cesse fatiguée, les sorties se font plus rares. Il faut préciser ici que moi et mon chum sommes des personnes qui aiment sortir au restaurant, prendre un verre avec des amis. Bref, il nous arrive très rarement de rester à la maison le weekend. Et c’est là que la phase de la frustration, comme je l’appelle, débute. Une certaine frustration et même jalousie s’installe envers le papa. Lui, il peut sortir, boire, rentrer tard, manger ce qu’il lui plait sans s’inquiéter, … Pourquoi lui en vouloir en même temps, ce n’est pas lui qui porte le bébé, sauf qu’au fond de moi il y avait une frustration intense. Je ne me sentais pas soutenu du tout de sa part. Puis, je me suis dit que cela passerait avec le temps et qu’il avait besoin d’un moment d’adaptation. J’essayais d’être compréhensive face à sa situation malgré le fait que lui ne l’était pas envers la mienne. Puis, chicanes par-dessus chicanes, je me suis renfermée sur moi-même en essayant d’être « zen » pour mon enfant et de ne pas lui causer du stress. Je réalisais que papa était en mode panique. Il sentait un besoin urgent de vivre sa vie et d’en profiter au maximum. Il était pourtant prêt à s’investir avec moi et à faire un enfant, mais là ça lui tombait directement dans la face, sa vie allait changer et il n’était pas certain d’être prêt. Et lorsque j’ai compris cela, je me suis mise à faire mes choses à moi la fin de semaine, sans me soucier du fait qu’il sorte. Bien évidemment, cela me frustrait toujours, mais j’essayais d’éviter les chicanes. À partir de ce moment, je me suis senti mieux, mais pas complètement bien. J’avais passé la phase de l’adaptation, j’étais rendue habituée à ma routine et je n’étais plus jalouse de mon chum qui pouvait faire ce qu’il lui plaisait. Par contre, même si la frustration était moins présente, je me sentais toujours mal d’expliquer la situation aux gens de mon entourage qui me posait des questions. Ils voulaient savoir comment ça allait, comment mon chum prenait la nouvelle, etc. Lorsque j’en parlais je me sentais le plus souvent jugées et tout le monde avait sa petite solution à m’offrir sans vraiment connaître ma relation avec mon chum. Il y avait aussi celles qui ont un chum « parfait » qui flatte leur bedaine dès le jour 1 et est hyper compréhensif de la situation. Celles-là osaient me dire, dans l’espoir de me remonter le moral j’imagine, que j’étais chanceuse parce qu’elles leur chum était tellement présent que ça les énervait. Sérieusement? Ça te gosse que ton chum soit attentionné, compréhensif et ne ressente aucun besoin urgent de vivre sa vie? J’ai donc arrêté de parler de ma relation et de la phase difficile que je passais avec mon chum. Je n’avais plus personne à qui me confier et je me sentais vraiment seule dans ma situation. Mon chum ne comprenait pas du tout ce que je vivais et mes amies, elles, me faisaient sentir comme si ma grossesse était totalement anormale et que j’avais un mauvais chum et que j’aurais dû m’en douter vu que c’est un gars qui aime sortir et avoir une vie sociale. C’est alors que je me suis mise à écrire un « journal de grossesse ». En fait, j’écrivais surtout mes frustrations étant donné que je n’arrivais pas à les exprimer ni à mon chum ni à mon entourage. Cette méthode m’a beaucoup aidé. Je me relisais des jours plus tard pour essayer de mieux comprendre et être plus calme par rapport à certaines situations. J’ai aussi commencé à me foutre complètement de l’opinion des autres. C’était ma grossesse et j’allais la vivre comme bon me semblait! J’ai alors compris que mon chum avait besoin de son espace et j’ai prié très fort pour qu’il choisisse le bon chemin; celui de sa famille. À ce moment précis, je me suis remémorer un passage difficile que nous avons traversé dans notre couple. J’étais perdue, je ne savais plus où j’en étais et je n’étais même plus certaine de vouloir rester. À cette époque, mon chum a été tellement compréhensif et m’a laissé faire mon cheminement seule et j’ai réalisé la chance que j’avais d’avoir quelqu’un qui m’aime autant et qui chaque jour me le démontre, à sa façon oui, mais pourquoi lui demander autrement? Et j’ai alors compris que ce qu’il avait fait pour moi avait fait en sorte que je revienne vers le bon chemin; celui de ma famille. À partir de ce moment, j’ai su que je devais lui laisser sa liberté et son espace et que tout reviendrait, lorsqu’il serait prêt. Pour bien faire, quelques semaines après mon lâché prise, j’ai senti ses efforts et son implication envers moi et le bébé. Je savais que tout irait bien et qu’il m’avait choisi, moi et l’enfant! Depuis, je suis reconnaissante et remarque davantage tout ce qu’il fait pour nous et je l’apprécie énormément. Malgré les débuts difficiles, j’ai l’impression que la grossesse nous a rapproché et que ce n’est que le début. J’ai beaucoup appris sur ma relation, mais surtout sur moi-même et le fait que je dois arrêter de me fier aux autres et à leurs opinions. Je suis la personne la mieux placée pour savoir comment gérer mes problèmes, alors ça prend parfois beaucoup de courage et de patience, mais ça vaut le coup!

 


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